Ces derniers temps, nous nous sommes égarés. La chaleur, le travail, les vacances, les pauses, etc … Plus récemment, nous sommes tombés dans la matrice, dans le cyberspace. Et nous passons nos soirées à nous taper sur la gueule sur le dernier mod HL² à la mode (elle était facile …): Neo Tokyo.
Pour ceux qui sont longs à la détente ou qui manquent de culture, Neo Tokyo est très (mais très) influencé par Ghost in the Shell et un poil par Akira. Du gros, du lourd, du bon. Sur le papier, c’est une tuerie en puissance. Et dès les premières minutes « in-game » c’est confirmé : Neo Tokyo est un des meilleurs mods, un des meilleurs FPS que notre misérable planète dans l’immensité de l’Univers ait connu. Et je ne mâche pas mes mots !

Comme tout bon jeu, il faut s’accrocher pour découvrir toutes les finesses du game play. Comptez que vous allez passer plusieurs heures à vous prendre des roustes et ne pas comprendre ce qu’il se passe. Vous allez être aussi perdu lors du choix des classes et des armes, sans parler des cartes qui sont très complexes pour certaines. Mais, je me répète, accrochez vous car ce jeu est excellent !
Neo Tokyo est tout d’abord un jeu tactique et un jeu d’équipe. Ne pensez pas montrer que vous avez un gros skill comme à CS. Ici, une balle bien placée suffit souvent à tuer un ennemi. Il faut être fin, prudent. Vous allez apprendre ce que le mot camping veut dire. Les joueurs d’Insurgency (DoD aussi, voir tous les FPS tactiques et « simu ») ne seront pas trop dépaysés. Vos positionnements, l’utilisation du décor pour vos planquer/protéger sont primordiaux : sans ça, vous ne ferez pas long feu à chaque round, et vous attendrez à chaque fois le round suivant pendant de longues minutes.
Mais avant de présenter les classes et les différences fondamentales qui les caractérisent, parlons du jeu en lui-même, d’un déroulement d’une partie type de Neo Tokyo.

Dans le seul mode de jeu pour le moment disponible, Capture the Ghost, deux équipes: les Jinrai (les méchants) et le NSF (les gentils) s’affrontent pour capturer le fameux Ghost. A la différence d’un Capture the Flag, le Ghost « spawn » aléatoirement sur des endroits prédéfinis (oui, c’est un belle oxymore) des cartes : généralement plus proche d’une des équipes et parfois au milieu de la carte. Le but est alors d’en prendre possession, car le Ghost donne un énorme avantage à l’équipe qui le possède : le porteur s’il prend le bougre dans ces mains est capable de voir la position des ennemis (avec la distance les séparant) dans un rayon de 45 mètres. Mais cela donne aussi un énorme avantage à l’équipe adverse, car chaque joueur connaît exactement la position du Ghost à tout instant, qu’il soit ou non dans votre équipe. Ceux qui tentent alors d’empêcher l’équipe adverse de déposer le Ghost sur le point d’extraction savent exactement où il est, et ceux tentant de rapporter le Ghost savent où les ennemis se cachent, à conditions de jouer en équipe et de communiquer via un micro. Team play, voilà la recette miracle pour s’éclater sur Neo Tokyo. Mais il ne faut pas croire qu’une fois le Ghost en votre possession, la partie est gagnée. Il faut arriver à le déposer sur le point d’extraction, généralement situé à l’autre bout de la carte et sortir de leurs troux tous les campeurs.
Parlons maintenant des niveaux. Neo Tokyo met la barre très, mais très, très haute pour le game design. C’est impeccable, c’est beau, c’est recherché et complexe. Il faut compter une taille moyenne de 200 mètres sur 200 mètres 40 000 M² pour se mettre sur la gueule, souvent sur plusieurs niveaux, avec des coins sombres, des passages multiples, des obstacles pour se protéger, le tout dans un environnement Japonais futuriste. Avouez que ca vous fait baver ?!

Autre mécanisme du jeu important et qu’il faut aborder avant de parler des différentes classes : les grades. Vous gagnez de l’expérience en tuant des ennemis, en gagnant une partie et en apportant le Ghost au point d’extraction:
- Private : 0 points d’expérience
- Corporal : 4 points d’expériences
- Sergeant : 10 points d’expériences
- Lieutenant : 20 points d’expériences
Au rang « Private », les armes « basiques » sont disponibles pour chaque classe. Ensuite, à chaque rang, des armes supplémentaires sont débloquées. Petit bonus pour le Recon (voir description de la classe ci-dessous) qui débloque une bombe télécommandée lorsqu’il atteint le rang de « Corporal ».

Le jeu propose 3 classes de personnages différentes :
Le Recon est un joueur rapide (sprint infini), possédant une armure légère. Il est capable de se rendre invisible (camouflage « therm-optic ») durant 13 secondes et possède la faculté de faire des super sauts (consomme la barre d’adrénaline). Il utilise aussi des armes légères qui font des dégâts moins importants que les autres classes mais souvent avec une cadence plus importante. De base, chaque Recon possède en plus de l’arme principale que vous choisissez en début de round, un pistolet, un couteau et une charge explosive lorsque vous atteignez le premier grade (cf. système de rang ci-dessus). Enfin, le Recon est équipe d’une vision spéciale pour voir dans le noir.

L’Assault est la classe intermédiaire. Une armure moyenne, une vitesse de déplacement moyenne, la possibilité d’être invisible (camouflage « therm-optic ») de 8 secondes. Il n’a pas la possibilité comme le Recon de sprinter indéfiniment (consomme la barre d’adrénaline). De base, chaque Assault possède en plus de l’arme, un pistolet, un couteau et une grenade à fragmentation qui fait très très mal. La vision spéciale permet la détection des mouvements.
Le Support, communément appelé « le Gros » est la classe lourde de Neo Tokyo. Grosse armure, grosse arme, très lent, impossibilité de sprinter ou de se camoufler, c’est la classe bourrine qui s’éclate au tir de barrage. Le Support est équipé en plus de l’arme principale, d’un pistolet et d’une grenade fumigène. Cette dernière est une pièce importante du game play de Neo Tokyo car elle rend une petite zone complètement opaque et seuls les Supports avec leur vision Thermique peuvent voir à travers. Souvent, la zone de front est en permanence recouvert de fumée et des tirs fusent de tout les cotés. Si vous n’êtes pas un Support, éloignez-vous !

Je vais me répéter mais Neo Tokyo est un FPS Multi-joueurs complexe. Ne pensez pas saisir toutes les finesses du jeu dès les premières parties. Ne pensez pas squatter le haut du classement dès vos premières heures. Il faudra souffrir pour apprendre. Le jeu n’en reste pas moins amusant. La réalisation est impeccable et propulse Neo Tokyo dans le TOP 5 des mods HL² les plus aboutis.
NT soulève tout de même une question importante : est-ce qu’il est normal qu’un jeu gratuit puisse autant être jouissif face aux grosses productions qui vont jusqu’à 70€ pour quelques malheureusest heures de jeu ? Pourquoi les meilleurs jeux multi sont souvent des mods de la communauté qui semble bien plus productive que nos chers développeurs pro ?

Je tire mon chapeau aux 7 développeurs de Neo Tokyo pour le remarquable travail qu’ils ont accomplis ! Merci les gars, je vais pouvoir encore camper sur mon ordi de nombreuses heures et dérouillant des têtes de Jinrai.
Et si vous ne savez pas où aller faire vos frags, faites un tour sur le serveur CPC (78.129.174.175:27015), je vous mettrai une petite rouste !
2 réponses
à “Geekette in the Shell”
1 Trackback(s)
- 15 Sep 2009: Miss Geekette » Une geekette, c’est comme un geek… mais au féminin » Shelf Life, chapter one


Tout comme dystopia, la plupart des serv sont malheuresement vide. C’est bien dommage! Il y a pourtant eu une recente update {dans laquelle ont peut voir une big amelioration pour le murata}.